SORTIE CULTURELLE A ARLES

Visite guidée de l’exposition « VIVA L’ITALIA ! » au Museon Arlaten

Tout le monde connaît les chefs-d’œuvre de la Renaissance, mais en ce qui concerne la peinture, la sculpture et le dessin italiens d’aujourd’hui, on est plus ignorant. « Viva l’Italia ! » se propose de faire découvrir plusieurs générations d’artistes, à commencer par les fameuses Prisons imaginaires gravées par Piranèse. Avec la Collezione Ramo de Milan, qui s’attache à montrer l’importance du dessin italien depuis le début du siècle dernier à nos jours — vous pourrez découvrir  les grands noms du XXe siècle : les artistes du Futurisme italien, de l’Arte povera, ainsi que Giorgio de Chirico, Alberto Savinio ou encore Giorgio Morandi ainsi que d’autres collections privées et publiques tels que les dessins de Pier Paolo Pasolini, Federico Fellini, Dino Buzzati, Guido Crepax — le créateur de la bande dessinée Valentina — et, plus contemporain, l’illustrateur Lorenzo Mattotti.

L’occasion de porter sur ce grand pays artistique un regard renouvelé.

Nicolas Lagneau (à vécu entre le XVIe et le XVIIe siècles)

On ne sait presque rien de son identité réelle : il n’est identifié que par le génie artistique de ses dessins, qui lui a valu, très tôt, d’être considéré par les plus importants collectionneurs européens comme l’un des plus grands dessinateurs de son époque. Loin d’atténuer les défauts des visages, il les rehausse par un emploi particulier du pastel et de l’estompe, qui fait ressortir les traits, l’incarnat et les expressions : ses modèles sont étonnamment vivants — on les entendrait presque respirer.

Jean-Jacques Lequeu (Né en 1757 à Rouen et mort en 1826 à Paris)

Son père, artisan menuisier réputé, doublé d’un habile dessinateur, est sans doute à l’origine de sa vocation. A une ou deux exceptions près, il a conçu des projets architecturaux qui n’ont jamais vu le jour, dans lesquels il laisse libre court à un imaginaire débridé, à la fois utopiste, parodique et d’une extrême érudition, ainsi qu’à un foisonnement de détails d’un rare raffinement graphique et chromatique. Dédaigné de son vivant, puis oublié durant des décennies, il est redécouvert par l’historien de l’art Emil Kaufmann en 1949.

Fernand Leger (Né en 1881 à Argentan et mort en 1955 à Gif-sur-Yvette)

Fils de paysans normands, il s’installe à Paris où il côtoie Chagall, Delaunay, Soutine, Apollinaire, Modigliani. En 1907, il découvre le cubisme de Braque et de Picasso, qui lui inspire son propre langage pictural — le « tubisme ».

Partisan d’un art collectif, il fonde avec Ozenfant l’Académie moderne à Montparnasse, que dirigera son élève et épouse Nadia Léger. Conciliant le modernisme des éléments mécaniques avec un art social destiné au plus grand nombre, il réalise en 1951 ce qui sera son œuvre la plus célèbre, Les Constructeurs, pour laquelle il exécute plus d’une centaine de dessins et gouaches préparatoires.

Théophile-Alexandre Steinlen (Né en 1859 à Lausanne et mort en 1923 à Paris)

Après des études de lettres à l’académie de Lausanne, il s’installe définitivement à Montmartre en 1883 où il se lie à

Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant, Félix Vallotton, Alphonse Allais. Combattant virulent de l’injustice, il collabore à divers journaux satiriques dont L’Assiette au beurre et Le Rire. Amoureux des chats, il réalise en 1896 les célèbres affiches de la Tournée du chat noir qui assoient sa notoriété. Dénonçant aussi bien l’injustice de l’affaire Dreyfus que l’absurdité de la Première Guerre mondiale, il laisse derrière lui une œuvre puissante, d’une singulière modernité.

Le Pass vous permet d’accéder à toutes les autres expositions.

Date de début d’inscription : vendredi 17 avril